Une voiture submergée par l'eau à Mandelieu, à proximité de Cannes, le 4 octobre 2015. © REUTERS/Eric Gaillard
Une voiture submergée par l’eau à Mandelieu, à proximité de Cannes, le 4 octobre 2015. © REUTERS/Eric Gaillard

Une voiture submergée, le coffre ouvert, des images comme celle-ci, tu en as sûrement aperçues à la télévision ou dans les journaux le week-end dernier. En effet, les 3 et 4 octobre, de violentes inondations ont frappé la côte d’Azur, dans le sud-est de la France. Une vingtaine de personnes sont mortes. Le Square de l’info a interrogé Philippe Dobrinski, un spécialiste de la météo. Il nous explique ce qu’il s’est passé.

  • Pourquoi y a-t-il eu de telles inondations ?

« C’est la conjonction de deux phénomènes : des pluies très violentes et des cours d’eau qui ont débordé » explique Philippe Dobrinski. En effet, à certains endroits, il a plu en une journée l’équivalent d’un mois et demi. Du jamais-vu dans la région. Et dans cette région du sud de la France, les cours d’eau débordent très vite car ils sont petits et souvent en pente. 

  • Pourquoi l’eau a-t-elle fait autant de dégâts ?

La côte d’Azur est une zone très urbanisée, avec beaucoup d’habitants et de bâtiments. Or la ville est plus vulnérable que la campagne aux inondations. « Lorsque l’eau tombe sur des zones végétales, la terre en absorbe une partie. Mais lorsqu’elle tombe sur des zones bétonnées, l’eau n’est pas absorbée, elle se met à couler », explique Philippe Dobrinski. Voilà pourquoi l’eau a envahi les rues et causé de gros dégâts.

Les pluies torrentielles ont causé de gros dégâts à Biot, près de Nice, France, le 4 octobre 2015. © REUTERS/Eric Gaillard
Les pluies torrentielles ont causé de gros dégâts à Biot, près de Nice, le 4 octobre 2015. © REUTERS/Eric Gaillard
  • Pourquoi y a-t-il eu autant de morts ?

C’était un épisode particulièrement violent mais selon Philippe Dobrinski, il y a aussi un problème de compréhension des risques de la part des habitants : « les gens manquent d’informations, ils ne réagissent pas toujours correctement. » Certaines personnes ont notamment été prises au piège dans leur parking. Elles n’avaient pas conscience des risques qu’elles prenaient en allant dans les sous-sols.

  • Que peut-on faire pour éviter les catastrophes ?

Pour Philippe Dobrinski, il faut s’adapter. On sait que de tels phénomènes risquent de se reproduire, il faut donc les anticiper. Il faudra peut-être construire moins de bâtiments et de routes en béton. Ou bien construire différemment, en prenant plus en compte les zones où il y a de forts risques d’inondations.

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